Yves prend sa pension !
Après plus de 40 ans de carrière chez Sur., Yves profite depuis le lundi 5 février d’une pension bien méritée. Le texte ci-dessous est le discours d’adieu de notre administrateur Gilles, pour le départ à la pension de son « tonton Yves ».
Tout comme moi, Yves a commencé sous l’aile de son père, mon grand-père, au sein de ce qui s’appelait alors « Roger Deschuytere Verzekeringen ». Quelques années plus tard à peine, avec l’arrivée de mon père, le bureau a été rebaptisé Deplancke, Deschuytere Verzekeringen. Et c’est justement à cette date symbolique, jour pour jour il y a deux ans, que notre bureau a été rebaptisé Sur.
Il est clair qu’après toutes ces années de bons et loyaux services, Yves part à la pension avec un titre particulier, qu’il pourra porter fièrement pour le restant de ses jours : celui de légende de Sur.
Pour notre bureau, Yves a été celui que les livres d’histoire décriront plus tard comme le « collaborateur old school » : une carrière dans une seule et même entreprise, jamais malade, et quand il l’était, il venait quand même. Avec ses deux semaines dans les Ardennes en août et un long week-end en octobre pour le Superbiker de Mettet, il n’avait guère besoin de congés. Yves était toujours à son poste, toujours avec le sourire et l’enthousiasme. Pour beaucoup de gens, ce sera donc très étrange de ne plus le voir à ce poste à partir de lundi. Et pas le moins pour moi.
Yves est en effet le frère de ma mère, et donc mon oncle. Depuis tout petit, je n’ai d’autre souvenir que celui de pousser la porte du « bureau », de voir mon oncle assis là et de pouvoir faire un brin de causette avec lui. D’abord dans le « bureau garage » de l’Avelgemstraat 70 (toute grande entreprise commence dans un garage), ensuite pendant un peu plus de trois décennies dans notre ancien bureau, et maintenant encore pendant deux bonnes semaines dans nos nouveaux locaux.
Pour tous les autres collègues aussi, il faudra s’adapter, sans parler des nombreux clients qui seront bien étonnés lorsqu’ils appelleront ou passeront au bureau en demandant « Yves n’est pas là ? ».
Aujourd’hui, nous disons au revoir à notre spécialiste DIV maison. Lorsqu’un client voulait importer un ancêtre d’un pays exotique quelconque et qu’il s’avérait que les papiers avaient disparu, c’est invariablement vers Yves que l’on se tournait pour savoir comment diable nous allions pouvoir l’immatriculer en Belgique. Les collègues qui restent devront un peu étudier pour mettre désormais eux-mêmes tout ce savoir en pratique.
Aujourd’hui, nous disons surtout au revoir à un collègue au grand cœur. À partir de maintenant, une seule chose compte pour lui : profiter pleinement de la vie. Il l’a plus que mérité ! Nous lui disons au revoir, mais nous comptons bien le voir encore souvent passer. Ce n’est pas pour rien que nous avons installé notre nouveau bureau à trois cents mètres de chez lui…
En hiver, vers 11h, un bon bol de soupe chaude, autour de son anniversaire les traditionnelles gaufrettes à la vanille, et en été quelques petites glaces. Il ne s’ennuiera pas pendant sa pension !
Du fond de mon cœur et du nôtre, un immense merci pour tout, tonton !

Cet article a été publié le 9 février 2024. Les règles, montants et conditions peuvent avoir changé depuis : n'hésitez pas à nous demander la situation actuelle.